Mise en oeuvre du Schéma directeur d’accessibilité


Le STIF a voté le 8 juillet la programmation du Schéma directeur d’accessibilité pour l’Île-de-France, qui se veut, avec quelques dérogations, être en conformité avec la loi prévoyant que toute personne, valide ou non, puisse utiliser les transports collectifs sans assistance à l’horizon 2015.

Sur le réseau ferré, seules aujourd’hui 115 gares ou stations sont totalement ou partiellement accessibles (essentiellement sur les RER A, B et E) ; 258 le seront à l’horizon… 2018, totalisant environ 90% du trafic. Il faudra pour cela engager 1,5 milliards d’euros.

Le réseau parisien de bus sera complètement accessible à la fin de cette année 2009. Tous les autobus seront à plancher bas et disposeront de palettes. Encore faudra-t-il que celles-ci fonctionnent, que les machinistes puissent et veuillent bien s’approcher tout près du trottoir et que ce dernier ne soit pas encombré par des motos… En petite couronne, il faudra attendre 2015 pour que ce soit réalisé à 100%. En grande couronne, seulement 450 lignes, représentant 57% du trafic, auront été traitées à cette échéance. Le nombre d’intervenants sur le réseau Optile, avec ses 1082 lignes et ses 25800 points d’arrêt, est en effet bien plus grand que sur le réseau de la RATP qui ne gère "que" 285 lignes et 11500 arrêts (statistiques 2006-2007) avec beaucoup moins d’interlocuteurs. La priorité sera donnée logiquement aux lignes à fort trafic et à celles qui desservent les gares accessibles.

L’accessibilité ne se résume pas au déplacement des handicapés moteurs. Les handicaps sensoriels (vue, ouïe) et cognitifs sont à prendre en compte. Pour ces catégories d’usagers, c’est l’absence ou la médiocrité de l’information qu’il faut traiter. Contrairement au réseau ferré (SNCF et RATP), l’information sur le réseau routier est très difficile à appréhender. À l’intérieur des véhicules, l’information sonore ne pose guère de problèmes techniques, même sur les matériels plus anciens ; l’information visuelle est plus délicate, car de gros caractères sont peu compatibles avec l’espace disponible. Mais c’est à l’extérieur que les difficultés sont les plus importantes : il faut pouvoir afficher le nom de la station, le plan de ligne et les horaires en grande couronne, sur des panneaux qui n’ont pas été conçus pour cela. Les améliorations seront réalisées dans le cadre du Schéma directeur d’information voyageur qui sera voté à l’automne.

On ne peut nier que des efforts importants ont été consentis, encore faut-il que le fonctionnement quotidien suive. Il ne suffit pas de construire des escaliers mécaniques et des ascenseurs dans les stations, d’installer des palettes et des comble-lacune, et d’afficher des plans lisibles : il faut que tout soit régulièrement contrôlé. Le défaut de maintenance est le reproche majeur dont ont fait état les associations de handicapés lors d’une enquête pour le compte du STIF. Il faut également que le personnel prenne pleinement conscience de l’importance du défi que représente l’accessibilité pour tous, et soit en conséquence régulièrement formé et continûment motivé.

Détails : voir page STIF

vendredi 31 juillet 2009

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