Service minimum ou service garanti ?

La FNAUT Ile-de-France n’est pas favorable à une loi sur le service minimum. Grève ou pas, nous souhaitons, en tous temps, un service de qualité. Ce service nécessite des installations techniques fiables, un matériel roulant performant, un voyageur informé correctement. Rappelons ici que les incidents d’exploitation et les incivilités, quelles qu’en soient les causes, altèrent plus fréquemment le service effectué que les arrêts de travail du personnel des entreprises de transport.La première clé pour obtenir un service voyageur performant et constant, est l’effort que doivent faire les exploitants pour obtenir une exploitation ‘robuste’, et les autorités organisatrices pour dégager des ressources en rapport avec leurs cahiers des charges.

Mais on ne peut exclure les perturbations liées à des grèves. Elles sont particulièrement mal ressenties par les usagers et entretiennent un ’bruit de fond’ néfaste pour l’image et la fréquentation des transports en commun. Une baisse de la conflictualité est aujourd’hui sensible à la RATP, et souhaitée vivement coté SNCF.

Pour en limiter les conséquences éventuelles, l’utilisation du dispositif d’alarme sociale, c’est-à-dire le dialogue mené en amont des conflits, au sein des entreprises, constitue à notre avis la deuxième clé susceptible de déboucher sur un accord. Si accord il y a, la grève devient inutile.

La troisième clé doit être mise en œuvre lorsque l’échec du dialogue dans l’entreprise débouche sur un préavis de grève. Un plan d’information mentionnant les services prévus doit alors être mis en place par l’entreprise. La FNAUT IdF, observera, ainsi qu’elle s’y est engagée, l’exhaustivité et la pertinence des informations fournies aux voyageurs. Ces informations devront permettre aux voyageurs de s’organiser et de ne pas rester bloqués sans solution de retour.

La quatrième clé réside dans la contractualisation avec l’autorité organisatrice, du volume des services prévus et effectivement assurés en cas de grève. Les pénalisations financières pour desserte insuffisante ou suspension de service non annoncée, inciteront ces entreprises à mettre en place des dispositions pour assurer une desserte la moins pénalisante possible pour les usagers et la faire connaître.

Dans la mesure où certains voyageurs diffèreront leur déplacement, une certaine adéquation ‘circulation – clientèle’ s’établira. Nous resterons particulièrement attentifs à ce que les destinations lointaines ou les lignes déjà surchargées en temps normal soient mieux ‘garanties’ que les autres.
La cinquième et dernière clé a trait au préjudice subi par les voyageurs qui n’ont pu effectuer leurs déplacements prévus pour cause de grève. Nous souhaitons qu’un système de dédommagement, lorsqu’il est justifié, soit contractualisé avec l’autorité organisatrice des transports.

Bulletin juillet-août 2005

vendredi 1er juillet 2005

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