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PARIS :

il faut aller plus loin !

Pendant des décennies, depuis le sinistre "il faut adapter Paris à l'automobile" de Pompidou jusqu'à l'imbécile "Paris veut rouler, on va tous l'aider" de Chirac, les discours se sont succédés aux discours et les plans aux plans, pour essayer de résoudre le problème de la circulation dans Paris : rien n'y faisait, le nombre d'heures perdues chaque jour dans les embouteillages parisiens continuait à se chiffrer par centaines de milliers, et les parisiens à tousser et gémir.

Il a fallu attendre la municipalité Tibéri (lancement du tramway et des pistes cyclables), puis l'actuelle, pour que de vraies solutions commencent à émerger. Comme toutes celles progressivement adoptées par la plupart des grandes agglomérations européennes, elles passent par un nouveau partage de la voirie au profit des modes adaptés à la ville que sont les transports collectifs, la voiture partagée (taxi), la bicyclette et la marche. L'espace étant limité, il est indispensable que le mode le moins adapté, et qui gêne tous les autres en accaparant 94% de la chaussée, cède de la place.

Mais c'en est trop : le lobby automobile, furieux, s'est mis récemment à crier : arrêtez d'opérer le malade, vous lui faites mal et vous voyez bien que ça ne le guérit pas ! Comme s'il ne fallait pas une intervention de choc, suivie d'un long temps de réadaptation, pour guérir cette ville que des générations de médecins incompétents ont menée au bord de l'asphyxie.  

Au lieu de se lamenter sur "les automobilistes qui ont dû abandonner leurs véhicules, et qui sont moins heureux qu'auparavant", il faut penser en fonction des trois quarts de la population qui ne disposent pas à un moment donné d'une voiture, et aller en conséquence bien plus loin : augmenter la fréquence des bus bien sûr, mais faire en sorte que leur vitesse commerciale aux heures de pointe passe à 15 km/h au lieu de 10 aujourd'hui ; multiplier les rues piétons + bus + vélos (qui existent dans beaucoup de villes, pas à Paris) ; étendre le réseau tramway en surface et réutiliser les infrastructures ferroviaires en friche ; mettre (enfin) en place une politique des marchandises et des livraisons. Mais aussi libérer les places (Concorde : projet Tibéri, Etoile, Denfert etc.) dénaturées en carrefours, réhabiliter les boulevards devenus des autodromes, reconquérir les quais de la Seine etc. C'est à ce prix que Paris redeviendra une ville où il fait bon vivre et se déplacer, et qu'on mettra fin à un gaspillage fantastique d'argent et d'énergie pour le "bonheur" d'une minorité.

Janvier 2006

 

POUR UN AMÉNAGEMENT DE LA RUE DE RENNES

La rue de Rennes dans le 6ème arrondissement de Paris fait l'objet de réflexions en vue de "valoriser l’espace public", "tendre vers un axe de transport collectif performant et intégré au paysage urbain", "réduire les nuisances de la circulation automobile" et "soutenir l’activité économique". Des propositions de réaménagement ont été présentées par quatre agences. Un questionnaire a été adressé, début septembre 2007, par la mairie de Paris sur le périmètre du 6° et des quartiers Raspail-Montparnasse (14°) et Pasteur-Montparnasse (15°), à 50000 destinataires.

L'AUT, Mieux se Déplacer à Bicyclette et l'association Réseau Vert ont imprimé, et distribué à partir de septembre 2007, un tract en 10000 exemplaires, dans lequel elles affirment leur soutien à tout ce qui peut contribuer à rééquilibrer l'espace au profit des modes de déplacement mieux adaptés à la ville que l'automobile, et leur refus de l'immobilisme préconisé par certains élus (cliquer dans l'image ci-dessus). Elles entendent participer activement aux débats qui suivront le dépouillement du questionnaire.

CONTRE LA MISE À 2x2 VOIES DE LA RD7 DANS LE VAL-DE-SEINE

Malgré la prise de conscience quasi générale des nuisances provoquées par l'usage de l'automobile, le Conseil général des Hauts-de-Seine a voté en juillet 2007 l’aménagement en 2x2 voies de cet axe longeant la rive gauche dans le Val-de-Seine, entre le pont de Sèvres et la périphérique. Un Collectif d'associations se bat contre ce projet d'un autre âge qui fera disparaître la plus belle partie des berges et polluera tout le Val-de-Seine. Il propose à la place un élargissement raisonnable (2x1,5 voies) et l'utilisation de ronds-points sans feux, ce qui permettrait à la fois de fluidifier la circulation et d'aménager la promenade piétonne des berges.

L’AUT et Val-de-Seine Vert ont déposé un recours au début de septembre 2007 en vue d’obtenir un délai qui permettrait de prolonger la réflexion. La RD7 a constitué d'autre part le thème central des débats qui ont eu lieu lors de la 8ème Fête des Guinguettes organisée par le Collectif le samedi 13 octobre 2007.

Voir aussi : 12 propositions pour le Val-de-Seine, intéressant tous les modes de déplacements alternatifs à l'automobile. Parmi celles-ci figure un nouveau partage de la voirie sur l'aspirateur à voitures qu'est la N118.

UNE MANIFESTATION À LA GARE DE ROBINSON

 

 

 

cliquer dans l'image

 

Cette manifestation, qui a eu lieu jeudi 25 janvier 2007 à l'appel d'élus et d'associations de quatre communes et était soutenue par Environnement 92 et l'AUT 92, avait pour buts de réclamer une amélioration de la qualité du service sur la branche Robinson du RER B et la suppression de l'escalade rendue quasi-obligatoire d'une passerelle pour accéder aux trains (voir détails ci-dessous).

Une rencontre s'est tenue à sa suite entre RATP, associations et élus.

Voir compte-rendu

UNE PÉTITION POUR LE RESPECT DES HORAIRES DU RER B

(automne 2006)

 

Gare de Bourg-la-Reine

(image Wikipedia)

 

Pétition rédigée par 9 associations de Bourg-la-Reine, Sceaux, Fontenay-aux-Roses et le Plessis Robinson, avec le soutien d'Environnement 92 et de l'AUT 92 :

Depuis plusieurs années, en particulier ces derniers mois, la qualité du service se dégrade fortement sur la branche Robinson du RER B, entre autres :

- Fréquents retards des trains,

- Suppression de trains,

- Arrêts prolongés à Bourg-la-Reine,

- Escalade quasi-obligatoire d'une passerelle à Robinson.

Notre branche, qui devient la "variable d'ajustement" de la ligne principale. Plus d'un million d'heures sont ainsi perdues chaque année !

Nous demandons à la RATP et au Syndicat des Transports d'Ile-de-France le respect des horaires de l'indicateur officiel du RER B : ni train retardé, ni train supprimé !

 

... ET UNE MANIFESTATION À LA GARE ROBINSON : jeudi 25 janvier 2007 8h

CONGRÈS DE LA FNAUT (28-29 octobre 2006) :

deux Élus franciliens distinguÉs dans le rouge

A l'occasion du 15ème congrès de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports qui s'est tenu à Besançon le week-end des 28-29 octobre, la FNAUT a distribué ses traditionnels "Ticket vert" qui récompense une action méritoire, et "Ticket rouge" qui sanctionne au contraire une action déplorable. Sur ce dernier chapitre, notre région a été honorée de deux accessits :

Rappel à l’ordre

Adressé à Patrick Devedjian, vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine chargé des transports, pour son hostilité à la démocratie participative et aux associations : « qui sont ces gens pour exiger ainsi ? », déclare-t-il en réponse à l’Association des Usagers des Transports d’Ile de France qui réclamait la reprise du projet d’aménagement concerté de la N20 de Paris à Antony, gelé sans explication depuis le transfert de cette route au Département.

Bonnet d’âne

Attribué à Nicole Rivoire, mairesse UDF de Noisy-le-Sec (93), pour son hostilité au prolongement du tramway T1 vers Montreuil à travers sa commune. Elle estime que les effets du tramway seront plus graves que ceux des bombardements du 18 avril 1944 : « le STIF veut couper en deux et massacrer notre coeur de ville. Après des travaux pharaoniques, il ne serait plus possible pour les Noiséens de stationner leur véhicule dans l’artère commerçante de la commune. La solidarité avec les communes avoisinantes concernées par le prolongement du T1 a ses limites ». Le sens de l’intérêt général de Madame Rivoire a lui aussi ses limites.

9 associations demandent à la préfecture de police de Paris l'organisation de réunions de concertation

Le bon fonctionnement des transports collectifs de surface, véhicules d'urgence et taxis d'une part, la qualité et le confort des déplacements des piétons, cyclistes, rollers et personnes à mobilité réduite d'autre part, sont compromis par une répression insuffisante de l'occupation illicite des espaces publics par les véhicules automobiles et les deux-roues motorisés, rendant aléatoire la mise en application d'un Plan de Déplacements dans Paris conforme aux prescriptions du Plan de Déplacements Urbains de l'Ile-de-France.

Devant ce constat, l'Association des Usagers des Transports, Mieux se Déplacer à Bicyclette, l'Association Réseau Vert, VELO 15 et 7, les Amis de la Terre de Paris, Mobile en ville, Planet Roller, Roller Squad Institut et Vélorution ont adressé le 15 décembre 2005 une lettre à M. Pierre MUTZ, préfet de police de Paris, pour demander :

- la mise en place de 9 mesures par la Préfecture de police,

- l'organisation de réunions de concertation avec les associations.

À la suite de ce courrier, les associations ont été reçues le 15 février 2006 par Gérard Branly, sous-directeur du Commerce et des transports, Dominique Ludwig, sous-directeur de la Circulation et de la sécurité routière et François Lemattre, chef du bureau de la Réglementation et de de la documentation. Ces représentants de la Préfecture se sont engagés à ce que des réunions de concertation soient organisées à la cadence de deux ou trois par an, sur un certain nombre de thèmes évoqués par les associations. Ils ont également promis d'étudier une proposition de la part de ces dernières d'organiser des séances de sensibilisation des agents de la circulation.

NON À A SUPPRESSION DES STRAPONTINS SUR LE RER B

 

--> Communiqué de l'AUT

--> Suite donnée

 

 

 

Peinture de Dubuffet (cliquer dans l'image)

POUR DES MOYENS À LA HAUTEUR DES ENJEUX

La “Semaine de la mobilité” qui s'est déroulée du 16 au 22 septembre 2005 a été marquée par de nombreuses prises de position pour dénoncer le déficit de financement créé par le transfert de compétence de l’Etat vers la Région en matière de transports. Elle a été suivie par une manifestation le 24 septembre (cliquer dans la photo ci-dessus), à laquelle ont pris part l’exécutif régional, des syndicats, des partis politiques et des associations. L’AUT et Ile-de-France Environnement étaient de la fête. Elles ont préparé cet évènement en distribuant des tracts dans plusieurs gares, dont Montparnasse, Saint-Lazare et gare du Nord à Paris.

La manifestation a rassemblé près de 2000 personnes qui ont défilé entre le parvis de la gare Montparnasse et le boulevard Saint-Germain. De là, une délégation s’est rendue au ministère des Transports pour demaner un entretien... qui n’a pas eu lieu. Les discussions continuent néanmoins entre l’Etat et la Région : une commission d’évalation des charges de compensation devrait prendre une décision le 6 octobre.

Par ailleurs, l’AUT et Ile-de-France Environnement ont fait signer une pétition sur ce thème à l’adresse du Premier ministre.

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