En 2004 (dernière statistique STIF connue), les
dépenses globales pour les transports collectifs en Ile-de-France se sont
élevées à 7,22 milliards d'euros, à raison de 84% pour le fonctionnement et
16% pour les investissements (source : STIF, TC 2005).
Les parts respectives de financement sont les suivantes :
►
La part des
voyageurs correspond au prix qu'ils acquittent pour leur titre de
transport, diminué de la moitié de la carte orange des salariés remboursée
par leur employeur.
►
La part des
employeurs correspond au
Versement Transport auquel s'ajoute le paiement de la moitié de la carte
orange des salariés.
►
L'État
finance de deux manières :
contribution aux dépenses du STIF en tant qu'administrateur, Contrat de Plan
Etat-Région (2000-2006).
►
La
Région finance à travers les postes
suivants :
-
Contrat de Plan État-Région,
- investissements hors Contrat de Plan (qualité
de service, sécurité, achat ou rénovation de matériel roulant, aménagements
sur voirie,...)
-
contribution aux dépenses du STIF en tant qu'administrateur,
- subventions au titre du transport scolaire,
des personnes âgées, des chèques mobilité et services communaux.
►
Les Départements financent à travers les
postes suivants :
- Contrat de Plan (pour une petite part),
- investissements hors Contrat de Plan, en
complément de la Région
- contribution aux dépenses du STIF en tant
qu'administrateur,
- subventions, en complément de la Région.
►
Les autres ressources proviennent de la
moitié du produit des amendes perçue par le STIF, de subventions communales,
de recettes publicitaires et immobilières des transporteurs.
Un
mode ruineux
:
la voiture
Trop subventionné, l'usager des transports
collectifs ? L'automobiliste l'est beaucoup plus !
Cela apparaît lorsqu'on cherche à évaluer le
coûtdes nuisances qu'il crée et ne paye pas.
Ce coût correspond soit au chiffrage des
dommages provoqués, pour ce qui est par exemple des accidents et de la
congestion urbaine, soit à l'évaluation des dépenses nécessaires pour se
protéger contre les effets indésirables tels que le bruit et la pollution.
Les coûts imputables aux modes individuels
s'élèvent ainsi à 6,1 milliards d'euros (dont 2,8 pour les accidents, 1,3 pour la
pollution, 1,1 pour le bruit et 0,5 pour les encombrements), alors que ceux
imputables aux transports collectifs ne représentent que 0,2 milliard.
A cela s'ajoutent les coûts directs payés par
l'automobiliste (achat, entretien, garage, assurance etc), qui aboutissent à
un prix de revient quotidien de sa voiture de plus de 15 euro : 15 tickets
de métro ! (chiffrages 2004)