L’AUT – FNAUT Ile-de-France constate que la grève à la SNCF continue d’impacter fortement les deux millions d’usagers franciliens qui prennent habituellement le train  au quotidien.

Depuis début avril, la grève, qui dure en principe 2 jours sur 5, génère en fait des perturbations 3 jours sur 5, voire même permanentes sur de nombreuses lignes. Les « alternatives »  proposées (covoiturage, bus, télétravail, vélo) peuvent dépanner à la marge mais ne peuvent pas remplacer les trains pour la grande majorité des usagers, vu les flux concernés.

La journée du lundi 14 mai, accompagnée d’une grève sur le RER RATP, a été une nouvelle fois éprouvante pour les usagers, avec des conditions de transport indignes dans certains cas.

Dans ces conditions, nous réclamons une indemnisation des abonnés qui soit à la hauteur des préjudices subis et du service non rendu. Le critère très restrictif prévu dans le contrat STIF-SNCF (indemnisation au prorata des jours où il y a eu moins de 33 % des trains aux heures de pointe) n’est pas acceptable.

Nous demandons un dédommagement équivalent à au moins 60 % du prix de l’abonnement d’avril, pouvant aller jusqu’à 100% sur les lignes ou branches qui ont eu très peu, voire pas du tout de trains, pendant plusieurs jours (ex : ligne R). Une indemnisation similaire est à prévoir pour le mois de mai, voire juin si la grève devait se poursuivre.

L’AUT/FNAUT Ile de France portera cette demande lors de la réunion qu’organise Ile-de-France Mobilités avec la SNCF et les associations d’usagers ce jeudi 17 mai.

Nous sommes intervenus à ce sujet dans les médias :  France Soir, Via GrandParis, Le Figaro, BFM Paris et France3 Paris IDF

Photo  : AFP