Association des Usagers des Transports

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OBJECTIFS

Embouteillages, bruit, pollution, entassement : ce n'est pas inéluctable.

L'Ile-de-France peut devenir une région où il et agréable de vivre et de se déplacer.

Pour cela, il faut développer les transports en commun et leur donner la priorité absolue. Il faut aussi qu'ils soient incitatifs, c'est-à-dire :

  • rapides, fréquents, réguliers, et bénéficiant en surface d'aménagements de priorité ;

  • développés dans tout le tissu urbain ;

  • permanents, en généralisant leur fonctionnement en soirée et le dimanche;

  • confortables, accueillants, sécurisants (véhicules, gares, abribus...) ;

  • accessibles à tous, y compris aux personnes handicapées ou à mobilité réduite ;

  • pratiques et abordables, en clarifiant l'information, les tarifs, les parcours.

En ville, il faut tendre pour les transports collectifs de surface vers la notion de "métro de surface" qui se traduit par :

  • l'identité des trajets aller et retour (pour une meilleure lisibilité),

  • une séparation de la circulation automobile sur l'essentiel sinon la totalité du parcours.

Pour satisfaire ce deuxième critère, il faut rechercher des aménagements différenciés selon le type de voie, par exemple :

- grandes artères : site protégé bidirectionnel (c'est-à-dire une voie dans chaque sens) soit central, soit latéral, physiquement séparé de la circulation générale par mini-trottoir ;

- rues moyennes : sens uniques à orientation alternée (sens modifié) par tronçons successifs, avec sur chaque tronçon un couloir à contre-sens pour les autobus. Cela dissuade le transit automobile tout en autorisant la desserte ;

- rues étroites : interdites à la circulation générale (rues "piétons + bus").

Dans chaque cas, l'espace réservé à l'autobus doit également être accessible aux véhicules d'urgence, taxis et vélos.

Paris veut

respirer, pas rouler !

L'obscurantisme circulatoire a tellement imprégné les esprits pendant des décennies qu'il se trouve encore quelques attardés à regretter l'abandon, dans les années 70, de projets autoroutiers en plein Paris après des luttes et des débats épiques : Voie express rive gauche le long de la Seine, Radiale Vercingétorix dans le 14ème. Cette dernière, abandonnée grâce à l'action d'un Comité qui fut le creuset de l'AUT, a été remplacée par la "coulée verte" Vercingétorix : doit-on s'en plaindre?

Dernier avatar en date : les "axes rouges", transformations de grands axes en autodromes inventées au début des années1990 avec le slogan "Paris veut rouler, nous allons tous l'aider". Ils ne sont plus de mise aujourd'hui, mais Il reste à remettre en cause la multiplication excessive des sens uniques, qui incite à la vitesse, tue la qualité de vie sur certains boulevards et nuit à la lisibilité du réseau d'autobus.

Le Plan de Déplacements de Paris, qu'il reste à élaborer, se doit d'encourager par tous aménagements possibles l'utilisation de trois modes de déplacement fondamentaux en ville : marche, modes légers (vélo, roller,...), transports collectifs ou semi-collectifs (taxis).

Les véhicules utilitaires devraient se voir reconnaître un statut particulier. Commerçants, artisans, livreurs et autres métiers pour qui la voiture est un moyen irremplaçable doivent pouvoir travailler dans de bien meilleures conditions qu'aujourd'hui : c'est possible si on limite la place de la voiture particulière au profit des autres modes.

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