Partage de la voirie : types d’aménagements préconisés

Les aménagements décrits ci-après, préconisés par l’AUT Paris, visent à favoriser la circulation prioritaire (bus, taxis, véhicules d’urgence). Pour cela, on prélève certes sur la circulation automobile, mais on n’interdit pas celle-ci, sauf dans certaines rues étroites où passe l’autobus et où un partage de l’espace n’est pas possible.

Site protégé bus + vélos à sens unique

Un site protégé à sens unique réservé à la circulation prioritaire et aux vélos doit avoir au minimum 4,50 mètres de large. Il doit être séparé de la circulation générale par un bordurette d’au moins 0,50 mètres de large (un mètre est mieux : cela donne un mini-trottoir).
Si on veut laisser une place à la circulation générale, il faut accorder à cette dernière un minimum de 4,50 mètres, soit une file de circulation à sens unique (2,70 mètres) + une file de stationnement (1,80 mètres).
Il faut donc au total une largeur minimum de chaussée de 4,50 + 0,50 + 4,50 = 9,50 mètres pour pouvoir mettre côte à côte un espace réservé à la circulation prioritaire et un espace laissé à la circulation générale, tous deux à sens unique.
En fin 2003, il y avait à Paris environ 40 km de sites protégés bus + vélos de 4,50 mètres, en général prolongés aux carrefours par un damier.

Site protégé bus + vélos à double sens (...)

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Aménagements préconisés

jeudi 15 janvier 2004

Messages

  • À quand le péage urbain imposé à l’entrée des voitures aux portes de Paris, comme l’appliquent Londres et Stockholm ? Cela permettrait à la fois de réduire la circulation automobile et financer les transports en commun, et éviterait d’avoir à réaliser les aménagements coûteux que vous préconisez.

    On pourrait aussi cumuler cela avec une incitation à utiliser les taxis, par différentes mesures : amélioration de leur visibilité et de leur confort, formules d’abonnement transports collectifs + taxis etc.

  • Cet article me semble ignorer les grandes améliorations à apporter à la circulation des piétons.

    Traversée de rue en plusieurs phases :

    Une politique antérieure à celle développée actuellement mise en place par l’équipe municipale parisienne a instauré des traversées piétons en 2, voire 3 phases. Il existe même des carrefours complexes où il faut presque des jumelles pour calculer comment on va pouvoir rejoindre tel trottoir en face, certaines traversées étant impossibles.
    L’un des combles connus de moi, est le "square" central de la place d’Italie. J’ai pris un passage piéton qui se présentait à moi pour le traverser pour aller ensuite sur l’avenue opposée. Mal m’en a pris, ce square est une impasse (non signalée) pour piétons ! Inutile de dire que je ne suis pas revenu sur mes pas, j’ai traversé à mes risques et périls.
    Je regrette que la municipalité actuelle ne soit pas revenue sur ces aberrations.
    Déjà, pour un carrefour simple, situation banale, les feux ne sont pas favorables aux piétons :
    - le vert piéton dure environ 10 secondes, et ne permet d’atteindre qu’un seul autre trottoir,
    - le vert voiture dure environ 27 secondes, et permet à l’automobiliste d’atteindre n’importe laquelle des 3 autres branches disponibles.
    Cela pour un cycle de feux d’environ 70 secondes.
    Je dis que lorsque les piétons auront une durée équivalente à celle des voitures, ils respecteront mieux les feux.
    Ajouter à cette situation très défavorable (quelques secondes de vert seulement par cycle) une traversée en 2 ou 3 phases ne peut conduire qu’à des comportements non respectueux des signaux, et une exaspération du piéton pour ce qu’on lui offre.

    Les piquets pour "protéger les piétons" :

    Comme les municipalités, de gauche à droite, n’aiment pas verbaliser les automobilistes, et pour laisser un bout de trottoir aux piétons, on plante des piquets sur les trottoirs pour empêcher les véhicules d’y stationner. Ces piquets sont implantés de 20 à 40 cm du bord du trottoir selon les endroits. OK, plus de véhicules, mais entre 30 et 50 cm de moins pour les piétons ! Tout cela parce que les véhicules ne respectent pas le code !
    Cas cocasse (parmi beaucoup d’autres) :
    Rue Clovis à Paris, direction du Panthéon, trottoir de droite. Si vous ne connaissez pas, consultez streetview dans google.maps.fr : avec les piquets, on ne peut pas se croiser sur le trottoir.
    Cette façon de faire n’est pas respectueuse des piétons :
    - mieux vaudrait mettre systématiquement des amendes pour stationnement gênant aux véhicules garés sur les trottoirs,
    - ou rétrécir la chaussée pour implanter les piquets à l’endroit où est le bord du trottoir actuellement ; ainsi le piéton garde sa largeur de passage initiale.

    Comparaison de confort de circulation :

    Un critère tout simple de confort de circulation entre un automobiliste et un piéton :
    - un piéton peut rarement, parfois pas du tout, marcher avec 1 personne à ses côtés,
    - un automobiliste (souvent seul à bord) peut toujours accueillir quelqu’un à ses côtés.
    Nos politiques devraient y réfléchir.

    (je suis à la fois automobiliste, cycliste, et ... piéton, mais les plus exposés (fragiles) et les plus écologiques des modes de transports doivent (devraient) être toujours privilégiés.)

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